caravanes

Publié le par chervalin

En voilà qui se disent libres.

Ils naviguent et flanent comme ils l'entendent sur nos routes, traînant leurs caravanes, leurs mouflets aux culs nus, leurs chants nostalgiques pour veillées romantiques, leurs filles brunes et ensorcelantes de mystères.

Et voilà qu'on les chasse montre du doigt, les diabolise, les expulse.

Pas repérables, pas suivables à la trace, pas immatriculés comme il faudrait, pas des vraiment controllables, pas des ressortissants (j'ai jamais pu blairer ce mot), pas des salariés ou des demandeurs d'emploi, pas des consommateurs, pas des scotchés à la télédétat, pas des scolarisés, et autres pas des "comme nous".

En fait ils sont étranges. Comme le sont les étrangers et nos courageux dirigeants en ont peur.

Ou plutôt souhaitent ardemment que le peuple, notre peuple en ait la frousse et les désigne ainsi comme les responsables de nos maux et de nos tourments économiques.

C'est trop pratique lorsqu'on a peur de l'autre de s'en détourner voir, si l'on a le pouvoir, de faire qu'ils s'en retourne (chez eux) 

Chiasseux dirigeants !

Laissez les roms vivre libre d'aller où ils veulent, sans frontières, ni autorisation.

Car admirer cette sublime idée qu'est le nomadisme qui semble si pittoresque lorsqu'on la filme à longueur de reportages chez les touaregs ou autres peuples exotiques et la rejeter aux portes de nos frontières, où l'accepter pour des raisons touristiques et vénales lorsqu'il s'agit de nos voisins allemands, anglais ou hollandais, c'est assez navrant

J'ai eu à accompagner et à côtoyer des roms ou des tsiganes, sédentarisés, ou plutôt semi sédentarisé (car l'appel du voyage inscrit au fond de leur histoire les emmènent chaque année dans un quelque part) ou encore voyageurs et ce qui frappe c'est leur incompréhension et leur méfiance envers tout système contraignant.

C'est peut être ça être libre. Et c'est plutôt courageux d'exister dans cette idée.

Ce sont des chats, ils ne peuvent s'attacher à des maîtres, tant ils sont liés à la terre et aux routes ou sentiers qui l'irriguent.

Foutons leur la paix!!

Et accueillons les !!

Accueillons les , comme eux nous accueillent en nous offrant leurs musiques, leurs danses et leurs différences.

Accueillons les, non dans des parkings, mais dans des fêtes. On fait bien tout un plat du tour de France cycliste, tout aussi nomade, n'est ce pas?.

Nos dirigeants qui incarnent la volonté et les convictions de ceux qui les ont élus sont jaloux et frileux devant des modes de vie différents dès lors qu'ils s'installent à leurs cotés. 

J'ai un peu honte d'être membre d'une communauté rejetante.

 

Chervalin

 

 

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