les chervans

 Les chervans dans nos montagnes étaient très craints des paysans naifs et crédules.

Cela arrangeait les petits malins et autres maraudeurs qui ourdissaient quelques niches et en profitaient pour se servir.

 Les Chervans, bons boucs émissaires, servaient parfois a expliquer les récoltes merveilleuses ou à l'inverse les périodes de disette.

Pour certains et plutot certaines, les Chervans étaient parfaits pour solutionner les rencontres adultères.

C'est un peu ce que raconte cette chanson.

Pour l'histoire, les chervans ont disparu avec l'arrivée des fusils.

Hé oui, c'est curieux comme on a l'air moins naif avec un fusil.

 

 

LES CHERVANS

 Je ne sais plus, Je ne sais pas

 Où les Chervans, venaient la nuit, s’mer la terreur

  Tournicotant, ah les farceurs !

 Pissant partout, allant culs nus, la queue en fleur

 La queue en fleur !

 

C’est incongru, Les faits sont là

 Ils m’ rendaient fous, et j’redoutais leurs trucs vicieux

  Quand j’ retrouvais, tous mes cheveux

 Baignés de morve, jusqu'à la barbe, teintés en bleu

 

  Refrain :

Ecoute l’histoire des Chervans

 Lutins lubriques et dégueulasses

 Mais méfie toi, en l’écoutant

 Que personne dans le lit ne prend ta place

 

 

 Tout ces intrus, Ces cancrelats,

 Y a que ma femme, pour rire de leurs plaisanteries

 Comme ce caleçon, qui court dans la nuit

 Un pantalon, des godasses neuves planquées sous l’ lit

 Planquées sous l’ lit !

 

 

C’est ambigu, Ca ne tient pas,

 Où les Chervans allaient piquer toutes ces fringues là

 Même au café, ils doutaient de ça

 Et puis l’autre cruche, qui rigole aux éclats

 

Au refrain

 

 Moi j’en peux plus, De leurs ébats

 Ces plaintes, et gémissements venant de l’écurie

 Ces p’ t’être le chat, qui chasse les souris

 Et l’autre faignante, qui est encore fourrée au lit

 Fourrée au lit !

 

Au refrain

 

 Ca c’est connu,  J’ n’en reviens pas

 Z’ont dessiné des cornes jaunes sur ma braguette

 C’est les Chervans, qui s’ payent ma tête

 Et puis l’autre gourde qui me les offre pour ma fête

 

Au refrain

 

 

Et en plus ils puent, Ils font chier là !

 On dirait comme un relent de tabac froid

 J’ai même trouvé, un poil bien gras

 Un tout frisé, c’est trop rare, j’le garde pour moi

 J’le garde pour moi !

 

  Au refrain

 

Enfin, y en a plus, Sont partis d’ là

 Sifflant mon vin, pillant ma bourse, vidant l’ frigo

 Ma femme a crié, quel beau salaud !

 Pourquoi qu’elle gueule,

 ils sont partis, tous ces crapauds

 

Au refrain

 

chervalin