Géroltz

Publié le par chervalin

Géroltz

J'avais commis dans un précédent blog il y a maintenant 6 ans, un texte m'indignant sur les retransmissions télévisées des jeux olympiques.

Une course comptable au nombre de médailles primait et je m'aperçois que cela continue en pire. Les journalistes plus ou moins commentateurs, le disent eux-même:

"Nous faisons la chasse à la médaille" On ne présente plus un sport (par exemple le tir à l'arc) on bouste l'audience avec la présence d'un français ou d'une Française en picorant de ça de là, des images ciblées.

géroltz

Publié le 28 novembre 2010 par lesdesnoueurs.over-blog.com

Dans une des multiples émissions sur le sport dont un invité est expressément convoqué pour réagir aux performances de « nos » représentants, nous avons eu la surprise d'entendre la remarque suivante :

Et si c'était vous journalistes des médias qui mettiez cette pression sur les épaules de nos sportifs ?

Et « notre » Géroltz (raccourci représentant l'ensemble des journalistes sportifs) de balbutier « Mais , mais mais, non, on aime le sport sur France 2, on les encourage et on les supporte et on préfère qu'ils aient des médailles etc...... »

Il y a quelques années je me souviens de Géroltz , seul devant un tableau , chaque jour, chaque émission, avant chaque reportage, qui officiait devant trois crochets sensés recevoir les médailles olympiques françaises.

Pendant plusieurs jours, il pleurait devant les clous vides, se lamentant et se désespérant des résultats quelques peu piètres, décevants ou malchanceux de « nos » héros.

Pathétique et consternant.

Alors que la chaine du sport devait joyeusement présenter des spectacles inédits de sports dont on ignorait même l'existence ou les règles, ceux là se lamentaient et affichaient systématiquement leur déception.

Ainsi regarder une émission de sport laissait une impression déprimante.

Et 12 ou 16 ans plus tard, on en est encore là.

On compte.

On compte "nos médailles" .

Géroltz et les siens se désespèrent et en oublient de nous parler de sport, de la pratique, du plaisir et de la passion. Ils oublient de nous donner envie de le pratiquer ou de le découvrir. J'ai toujours rien compris au tremplin et le coup de l'impulsion.

Le sport est uniquement présenté comme un support à la possibilité de fabriquer une image , . Une sorte d'icône dont Géroltz pourra aisément se servir pour attiser l'audimat.

Car l'objet est bien là.

Nous faire baver et vibrer comme si ce jeune qui se démène sur la piste était notre propre enfant, issu de la grande famille du sport, notre passion à tous.

Le record que souhaite battre Géroltz, c'est celui des médailles, et c'est vers cela que tend l'ensemble des commentateurs de la télévision.

Lui et les autres sont pris dans une logique, celle de faire du chiffre. A la limite celui des médailles est accessoire, c'est le challenge, le chiffre est celui du culte de la chaine dans laquelle ils s'affichent, celui du nombre de téléspectateurs.

Et c'est cela que sert Géroltz.

Déjà je résiste à la politique du chiffre dans le monde social et la primeur du résultat comptable sur la qualité de la prise en charge d'une personne en difficulté.

Et, je ne l'utiliserais pas pour une perspective, dont elle ne connait pas le sens.

Celui qui avait posé la question à Géroltz s'appelle Michel DESJOYAUD;

Chervalin

Publié dans médias

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