"je n'ai fait que penser aux autres" Jean FERRAT

Publié le par lesdesnoueurs.over-blog.com

Il y a quelques mois, disparraissait Jean FERRAT.
Il m'arrive de l'écouter assez fréquemment et je redécouvre des chansons dont les textes étaient passés inaperçus lorsque j'étais plus jeune.
C'est un régal.
 
Il vit au pied de sa montagne
Les mains sur le front gris d'un âne
Entouré de ronces et de chèvres
Une bruyère entre les lèvres
Le cœur traversé de rivières
Il écoute le chant des pierres
Et un refrain se met en marche
Sur le sentier de sa moustache

Il vit adossé à la roche
Dans un vieux pull qui s'effiloche
Au fil du temps et des épines
Sous les incendies de collines
Trinquant d'un glaçon de cassis
Avec des pêcheurs d'écrevisses
Sous des étoiles saltimbanques
Qui font des parties de pétanque

Il vit au pied de sa montagne
Il vit pour un brelan de dames
Pour du vent et pour quelques truites
Pour un plat de châtaignes cuites
C'est un drôle d'académicien
Qui lit des poèmes à ses chiens
Regardant les neiges d'Ardèche
Semer des flocons sur ses mèches

Il vit au pied de sa montagne
L'oreille ouverte aux grands vacarmes
Qui lèchent l'envers de la pente
Quand la terre s'ouvre le ventre
Il vit un chardon dans le poing
Le monde entier dans son jardin
Sous les quatre vents qui fredonnent
La chanson fragile des hommes

Entre la Volane et les flammes
Il vit au pied de sa montagne
 
 
Je ne sais pas qui a écrit cette chanson, elle est chanté par Isabelle AUBREY.
J'ai été très triste d'apprendre le décès de JEAN FERRAT. Il a accompagné mon enfance, il m'a sensibilisé à chanter puis plus tard à écrire et composer des chansons. Il est avec Brassens, puis plus tard Béranger, Renaud, et encore plus tard, Souchon,  Cabrel , celui qui traversera à jamais mon univers musical.
 Sa disparition est une blessure.
Je n'ai fait que penser aux autres disait-il dans un reportage, passé dernièrement. J'ai modestement le sentiment de penser la même chose dans l'exercice de mon métier.
Chervalin

Publié dans endémia

Commenter cet article