Un samedi soir sur la terre

Publié le par chervalin

 

Elle a 15 ans, Vivette.

Follement amoureuse de ce garçon avec qui elle vient de faire l'amour.

Enfin le croit -elle.

Elle savait pas trop ce que c'était et c'est pas sûr que ce soit vraiment comme cela que les grands si prennent.

Vivette ne voit pas trop le lien entre l'amour et cette relation sexuelle.

 

Bref elle a 15 ans et la voilà enceinte.

Banale situation, erreur de jeunesse, le planning familial va lui venir en aide pensez vous.

 

Mais non. Vivette  veut le garder. Faire son intéressante et jouer à la maman.

Sa mère n'a plus d'autorité depuis un moment et n'ose pas se positionner.

Un sourd et lourd secret les unis et cette petite gamine se permet de lui imposer ses caprices de midinette.

-Bah, je t'aiderais ma chérie. Tu sais que tu peux toujours compter sur moi. 

Le père du petit, un gamin de son âge, a fuit. Sans doute sur les conseils de ses parents.

 

Vivette n'en a cure.

-Qu'à cela ne tienne je trouverais bien un autre père pour mon têtard.

Mon têtard.

C'est comme cela qu'elle parle Vivette.

L'enfant naît. Presque en même temps que celui de sa mère. Un demi frère qui sera l'oncle de son petit pour 6 mois de différence.

Cela les fait rire.

 

Comme vous vous y attendiez, l'enfant est complètement pris en charge par sa grand mère.

Ce qui laisse à Vivette un peu d'espace pour reconquérir un compagnon.

Ainsi fut fait.

Un godelureau qui dix huit mois plus tard lui fait un autre garçon.

Qu'elle garde et confie derechef aux soins de sa mère.

Car le père est partit.

Oh pas loin.

En prison. Elle va le voir régulièrement se bat pour lui trouver un emploi et pour convaincre le JAF qu'il peut revenir chez elle car elle a besoin de lui pour vivre avec ses deux enfants à charge.

Il sort. La remercie chaleureusement et lui fait un enfant pour la satisfaire.

 

Une fille ce coup-ci.

-Elle va être contente ma maman. Une fille, elle qui n'a eu que des garçons à part moi.

 

Quelques mois plus tard elle est aux urgences pour violences conjugales sur elle est sur son aîné.

Ce second père est écarté et disparaît.

 

Vivette revient vivre chez sa mère qu'elle ne  visitait que pour prendre connaissance de l'avancée de ses enfants.

Elle grandit Vivette et va sur ses 20 ans.

C'est normal de sortir à son âge dit-elle à sa mère.

 

Elle revient avec un grand blond, pas très beau, gentil, attentionné, épris, et qui a l'avantage d'avoir un peu de monnaie.

Beaucoup même. Le seul inconvénient c'est qu'il a plus de 40 piges et qu'il est toujours marié.

Et père de deux gamins qui ont presque son âge.

 

Et comme je sais que vous suivez, je n'ai pas à vous dire qu'elle a rapidement un enfant et que ce dernier l'apprenant, la largue avec un peu de blé pour la consoler.

 

Vivette s'en fiche. Elle a sa mère. Une relation fusionnelle les lie et cela va bien comme cela.

Mais sa mère s'échappe. Elle part à l'autre bout du pays. Là où il fait chaud et où les petits enfants seront en photos dans les cadres posés sur le buffet.

 

Vivette se désespère (les lacaniens jeudemodiront « des- ex- pères ») et part à la conquête de l'âme frère.

Qu'elle trouve moins rapidement.

Car je ne vous ai pas parlé de son frais minois, de ses grands yeux verts, de sa bouche pulpeuse et de ses tenues sexy tendance djeuns.

Seulement elle a ses 4 enfants.

 

Sa mère lui manque surtout pour s'occuper de ses Têtards. C'est dur d'être disponible et de sortir.

Elle a 22 ans et plein de mecs à conquérir.

 

Un samedi soir,quelque part sur la terre, elle ose sortir. Elle a téléphoné à quelques amis sans pouvoir les convaincre de venir garder les petits. Faut dire qu'elle ne paye pas et que sa maison ressemble étrangement à un capharnaüm.

Elle sort en les laissant seuls. Promis, elle ne restera pas longtemps et ils dorment comme des loirs.

Elle revient deux petites heures plus tard et Oh bonheur, ils roupillent comme des bienheureux. Bien joué.

Hélas elle est revenue bredouille de sa chasse au mec.

 

Tant pis, elle recommencera la semaine prochaine. Et tentera de rester plus longtemps. Elle achète un portable au grand et lui glisse dans l'oreille qu'il peut l'appeler si il se passe quelque chose. Elle ne manque pas de préparer un biberon afin qu'il le donne au petit s'il le réclame.

Le grand à 5 ans et demi. Le petit Un an.

Ainsi fut fait.

Un autre samedi soir sur la terre.....

 

Vous avez deviné la suite. Je commence à vous connaître.

Le grand s'est trompé de numéro. Cela braillait trop dans la maison.

Lui aussi pleurait; avec les larmes c''était pas facile de voir et il comprenait pas ce que la personne lui disait au bout du téléphone.

C'est la gendarmerie qui a attendu patiemment que Vivette revienne.

C'est con, elle avait trouvé un mec.



La morale de cette histoire est désespérante et pathétique.

Elle est même lamentable.

Tous les enfants ont été confiés à leur grand-mère qui vivait dans le sud.

Chervalin

 

Publié dans adolescences

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labaronne 28/08/2011 23:06


oui tu as raison, ma réaction a été immédiate parce que dans ce binz il y a des enfants, des petits qui démarrent leur vie avec déjà un lourd bagage, comme leur maman - c'est navrant et ça se
répète trop souvent et ça me met en rogne - merci de ta réponse - bonne soirée


labaronne 27/08/2011 21:48


les animaux sont castrés eux !!! on sait pourquoi, eux non......


chervalin 28/08/2011 12:26



N'exagérons pas Madame la Baronne. Cette jeune fille est immature et inconséquente certes mais elle est avant tout perdue.


Ce que je déplore c'est la décision de placer les enfants chez la mère grand qui est, mais ces décideurs n'en savaient fichtre rien, la véritable responsable, donc coupable des agissements de sa
fille.


Je vais vous dire le secret qui unit ces deux femmes (même si Vivette ne l'est pas encore dans sa tête)


Vivette a été victime d'une tentative de viol par son beau-père  et avant cela de plusieurs  agressions sexuelles. Cela coute aussi cher aux asssises. 


Et sa mère  a enjoint sa fille de ne rien dire. Ce dernier a négocié le silence avec le leg de sa maison. Celle du sud. Depuis sa fille la tient par la laisse.


Alors Madame la baronne, qui doit -on castrer ?