sur l'épaule de la folie

Publié le par chervalin

Elle était bien contente de son petit garçon .

Jusqu'à ce que le cadet naisse.

Avec une malformation cardiaque.

C'est sûr, Monsieur, c'est plus d'attention et d'inquiétude.

Vous comprenez bien que l'autre a été moins dans nos préoccupations.

Certes.

Quand le cadet a été mieux, l'aîné nous en a fait voir.

Pourtant, c'était un bon élève et il s'est mis a fumer tout un tas de saloperies dès l'âge de 14ans.

C'est pas rien.

Et en plus il voulait entraîner son frère.

Certes.

Il a commencé à délirer et à se montrer violent. Il s'irritait pour un rien. Il est devenu fou tout seul.

Il a fait des années d'HP et les médecins le remettaient toujours dehors.

Je me demande bien ce qu'il fabriquent ceux là.

Tout un tas d'irresponsables.

C'est moi qui me le coltine après.

Sa tutrice pas mieux. Elle n'a pas prévenu l'HP quend il s'ennervait après elle.

Je lui ai dis: Appelez son médecin.

Elle m'a pas écouté.

On ne sait plus à qui se fier. On est entouré d'incapables ou de personnes qui ne savent pas comment faire avec lui.

Moi je sais bien voir quand il ne va pas bien.

Il maigrit.

Cela veut dire qu'il ne prend plus ses médicaments.

Mais personne ne me demande mon avis.

Après ne vous étonnez pas s'il lui arrive de piquer des crises et d'avoir envie de tuer des gens.

L'ESAT pareil. des imcompétents. Quand il s'énerve, ils le mettent dehors. Allez hop bon débarras.

C'est feignasses et compagnie.

Moi, mon fils j'ai su le prendre. Je l'ai élevé et il a vécu chez moi pendant 33 ans.

C'est un malade bipolaire.

Faut surveiller qu'il prenne ses médics c'est tout.

Il a jamais aimé son frère. C'est un jaloux. Il a grandi jaloux et sera toujours envieux de son frère.

Pourtant je les ai élevé pareil.

Sauf que le petit était malade.

Mais il fallait bien que je m'en occupe le pauvre chéri. Des nuits d'insomnies.

Qu'est ce qu'il croit.

Que je le faisais par plaisir.

Il me reproche ça maintenant. Mais j'y suis pour rien s'il est devenu dangereux.

La police n'est pas venu quand il m'a coursé avec son couteau.

Et là pour ceux là, ces victimes, là elle bouge,  elle raplique.

La police c'est  des ...........

Faut qu'ils le remettent à l'HP et puis c'est tout.

Il n'a rien à faire en prison. C'est un malade.

Il avait pas conscience de ce qu'il a fait.

Je le sais.

Mais la justice c'est pareil. Ils veulent pas m'entendre sous prétexe qu'il est majeur.

C'est tout des... Mais je dis pas ça pour vous.

Certes.

Publié dans adolescences

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askelia 27/04/2011 15:51


un texte dur... que je comprends car je connais la maladie.


Labaronne 25/04/2011 22:24


me revient en mémoire les paroles de la mère dont l'enfant d'environ 30 ans, avait tué deux infirmières psy à Pau - ses appels au secours avaient été vains, elle ne comprenait pas que personne ne
l'écoute, alors que son enfant devenait un animal incontrolable - est-ce que le sentiment de culpabilité fait qu'on rejette la faute sur "l'autre" ?


chervalin 26/04/2011 21:43



Bonsoir Labaronne et encore merci de vos remarques


concernant cette personne ce n'est pas tout a fait cela.


En fait elle n'est coupable de rien mais elle considère qu'elle seule détient la vérité. Les autres, s'ils sont incapables ne sont là que pour signifier qu'elle sait.(ce qu'il faut faire, dire,
agir)


Hélas ce n'est pas si simple et cette personne schysopphrène est incontrolable. Il est majeur et sait que la loi ne peut le forcer à prendre son traitement.


La colère de cette mère contre l'appareil institutionnel (quelqu'il soit),   est davantage dirigée contre elle. Elle est de bonne famille et peut être qualifiée de bourgeoise ou de
demi-mondaine. Cet enfant est un échec. Et ce qui l'agace c'est qu'il soit montré. Entendez par là montré en tant que membre peu présentable de la famille. C'est ce qu'elle dit dans sa demande
d'internement.


Elle ne se sent pas coupable, elle se sent salie.


Elle n'a fait qu'être entendue, écoutée, plainte, guidée, orientée, conseillée et j'en passe. Mais selon elle, ceux à qui elle s'adresse ne sont pas dignes de l'entendre et de comprendre ce
qu'elle affirme. Elle veut des valets à ses ordres car elle porte et détient la vérité de son fils malade.


Je ne l'accable pas. Elle était sur mon chemin. Elle se fige dans ses certitudes et reste ainsi sur le bord. J'ai même  dit sur l'épaule. j'aipoursuivi mon chemin.