Les trois coups de sifflets

Publié le par chervalin

Il est en ce moment, des discussions animées autour de l'arbitrage et de ses erreurs.

Faire des fautes d'appréciation d'une situation quelle soit de jeu ou de choix d'intervention n'est semble t-il pas acceptable dès lors que celle ci se déroule devant des millions de téléspectateurs.

On en revient au célèbre « aux chiottes l'arbitre », et par extension à la dé-qualification actuellement en cours de la chose judiciaire au profit de l'appareil répressif.

Ah, comme il est aisé, de revoir et revoir au ralenti qu'une faute sifflée est imaginaire, que c'est autre, non sanctionnée est un véritable attentat, et que vraiment cet arbitre le fait exprès d'être mal placé ou de fermer les yeux. Il est vrai qu'il n'y avait pas 16 caméras, un écran géant sur le fait.

Ainsi dans les tribunes et devant nos écrans, fustigions nous de concert, un match ou autre jeu, gâché par des décisions injustes.

Pourtant, les gens oublient facilement qu'eux même sont loin d'être des intervenants justes et objectifs lorsqu'ils eurent à sanctionner leur progéniture, leur employés ou autres personnes redevables de leur autorité, mais aussi qu'ils ont été aussi des joueurs commettant des erreurs, soit d'une passe manquée, d'un hors jeu, d'un dégagement raté.

L'individu est impitoyable avec ce qu'il pense être son regard.

Car, il en est certain, ce qu'il a vu est son regard.

Et non, non, non, il n'est pas l'objet d'une manipulation, car, on le voit bien au ralenti, il a bien fait main cet arrière.

Pourtant, il ne perçoit que le ralenti d'un autre et le fait devenir son évidence.

Il n'a rien vu, rien entendu, rien perçu de ce qui s'est déroulé vingt secondes plus tôt, dans un ailleurs où la caméra ne lui imposait pas son balayage de l'action.

Rappelez vous, combien ce même spectateur s'est époumoné à vouloir contester la décision d'expulsion de Zidane, sur l'idée que l'arbitre n'avait rien vu et que seule la caméra l'avait enregistrée. Je dis bien enregistré car sur le direct, nulle image de son coup de tête.

Je ne défendrais donc pas l'arbitrage assisté par la vidéo, tant on ne garantira pas qu'il ne sera pas maîtrisé par les seuls juges arbitres.

J'ai une proposition à faire aux dites instances, celle de faire entrer dans la surface de jeu les deux arbitres de touches, de leur donner également le pouvoir d'intervenir au même titre que l'arbitre classique. Un arbitrage à trois, en quelque sorte.

L'investissement serait moins lourd : juste deux sifflets supplémentaires.

 

Chervalin

 

Publié dans foot

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article