les papalescents

Publié le par lesdesnoueurs.over-blog.com

Encore un entretien, aujourd'hui où réapparaît un phénomène devenu presque courant dans la séparation.

Je veux parler de l'incapacité d'accèder au statut de père.

 

Deux points viennent se supperposer.

 Le premier est de l'ordre d'une relation non terminée avec la génération précédente. La personne est toujours "fils de" mais n'arrive pas à intégrer le passage à "père de".

Tout est prétexte à excuser les intrusions régulières et envahissantes de la mère (plus épisodiquement du père) du nouvel impétrant lors de son accession à sa propre vie familiale.

 

Alors que jusqu'ici, la vie conjugale s'est passée de façon libre et légère, voilà que l'arrivée d'un descendant va venir aggraver et assombrir une adolescence guillerette et plutôt joyeuse,malgré les petits soucis et autres imperfections découverts chez son partenaire. 

  

Se met en place des interventions de la future grand mère, qui s'inscrivent comme étant des conseils, des aides morales, des soutiens, et des rappels aux obligations et autres préceptes éducatifs ou ménagers, certes parfois justes et opportuns, mais qui rappellent  au fils ou à la fille qu'il ou elle, reste son  enfant.

 

 Hors, comment se positionner en père si l'on demeure un fils. 

 

C'est ce doute et cette interrogation qui occupe l'espace des conflits.

Le fils tirés par la mère à rester fils sera aimanté par le style et le rythme de vie des adolescents.

 

Et nombre de papa/gamins qui désertent le milieu familial et conjugal pour s'autoriser à poursuivre des activités ludiques (passion de la voiture ou autres centres d'intérêts envahissants) sans se soucier des tâches ménagères, ou de la demande de présence ou d'attention d'une compagne inquiète ou en proie aux doutes.

 

Ce que je constate à de trop nombreuses reprises c'est la forme de collusion entre la mère et le fils, afin que ce dernier puisse continuer sa vie célibataire, en permettant son accomplissement par sa présence auprès de l'épousée et donc de son petit enfant.

 

Ce qu'elle ignore, bercée par le doux plaisir de la compagnie du bébé, c'est que , du coup, le fifils n'est plus le mâle séducteur, enveloppant et rassurant pour sa belle.

Celle ci a un désir de solidifier le nid, de le sentir hors d'atteinte des attaques de la vie et elle se trouve adossée à un adolescent fragilou.

 

La crise conjugale qui s'ouvre vient souvent dire l'incmpréhension de cette non accession au statut de père et donc à la déception, puis à la colère.

 

Le deuxième point est dans un premier temps l'acceptation par l'épousée de ce grand gaillard immature qui se montre distant de ce qui se passe pendant la grossesse puis peu après la naissance.

La future mère nous indique parfois, qu'elle est tellement préocupée par ce qu'elle vit, par  ces changement, ses inquiétudes, son organisation, qu'elle met également une distance, pour tenter de clarifier et de se poser.

Elle veut de l'espace pour se redécouvrir et créer du coup, un malentendu chez le futur père, qui traduit cette espace en blanc seing pour poursuivre son adolescence.

 

Voilà c'est à cette mésentente que cette semaine, par deux fois, je me suis retrouvé.

 

chervalin

 

 

Publié dans ballade en famille

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