les années transistor

Publié le par chervalin

Toujours pour Corine qui insiste pour que nous chatouillons nos passages nostalgiques, irritions nos souvenirs et caressions les mélodies d'antan. Voilà, une part de mes souvenirs confiés sur mon site familial. Les sixtees et seventees de mon adolescence.

Il y a des passages exécrables mais je les laisse.

 

 

 

 

Il y avait plusieurs tendances.

 

La chanson à textes :

Parmi eux les plus gands auteurs compositeurs et interprêtes de tout les temps.

 

Léo Férré, l'anar, (que je n'ai jamais trop aimé) Georges Brassens, le poète un rien anar aussi, Jean Ferrat, le chanteur engagé franchement communiste, Jacques Brel, le passionné

 

 

Charles Aznavour, et ses chansons d'amour.

Quand on prend la peine de dépasser sa voix nazillarde et chaude, on découvre des textes ciselés et des descriptions de tranches de vie, proche de ce qu'on fait Brel ou Brassens

 

 

Plus discrets, moins voyants pour leurs prises de position politique, vous aviez Henri Tachant, Leny Escudéro, Pia colombo et Christine Sevres.

 

Barbara, la magnétique et mystérieuse, avec des yeux immenses hyper maquillés

Claude Nougaro, le poète alcoolo que Toulouse pleure encore

Bécaud, l'énergique pénible en visite de Orly à Moscou (avec Nathalie ou Nataly ?

 

Charles Trénet le fringant, exceptionnel poète, un personnage attachant qui est à l'origine de la chanson moderne. Il a sorti la chanson française de la goualante. Tous lui doivent quelque chose.

 

Guy Béart le chanteur inclassable avec ses chansons à rallonge, qui a fini par créer sa propre émission de variétés pour être sûr d'être invité.

 

 

On trouvait aussi, Jean René Caussimont, Gilbert Lafaille et Anne sylvestre. si on se donnait la peine de chercher.

Ceux là passaient sur France Inter à l'émission de José Arthur, le Pop club.

 

Les acteurs Yves Montand et Serge Réggiani poussent aussi la chansonnette et la bicyclette.

Un autre anar aussi, que j'aime beaucoup c'est François Béranger avec sa chanson Natacha ou les mots terribles.

 

Ceux là passaient aux émissions de Denise Glaser, Discorama ou chez Maritie et Gilbert Carpentier, voire chez Guy Lux dans son palmares des chansons.

 

Ceux là ne passaient guère sur les ondes des radios périphériques, déjà contrôlées par les publicitaires.

 

Ils se vendaient à l'issue de tour de chants notemment à L'Olympia ou Bobino qui étaient les deux salles de spectacles incontournables pour les chanteurs de variétés.

 

La reprise des standards américains :

 

La chanson passe aux mains des jeunes, au rencart les quadras, voici l'avènement du rock.

 

Eddy Mitchell, Johnny Halliday, Dick rivers, Richard Anthony pour les plus connus reprenant Elvis, Cochran et autres Little Richard ou Bill Halley.

 

D'une certaine manière, il y avait aussi Hugues Auffray qui importait un style scout, venu du folk song.

 

 

Sur un registre pas si lointain, il y avait Greame allwrith et Jo Dassin.

 

Ceux là incarnaient la jeunesse et emportaient l'adhésion des nouvelles émissions de radio.

 

A la télé, ils passaient dans l'émission d'Albert Raysner, sorte de Pascal Sevran de l'époque, qui s'appelait "Age tendre et tête de bois"

 

 

La chanson Française émancipée :

 

C'est la plus nombreuse.

 

Un vent joyeux et protestataire, ue forme de contre culture arrive vers les années 65.

 

On s'affranchi de l'outre atlantique et on assomme les radios, les 45 tours, et plus tard les musicassettes. Car avant les cd nous connûmes les K7, nouveauté incroyable car on pouvait soi-même enregistrer et composer son programme de variété.

 

Trop bien!

 

 

Ils se nomment Antoine et ses élucubrations, faux beatnik et vrai usurpateur.

Michel Polnareff, une tête de fille , une voix de fille, des fesses de filles , un immense talent de compositeur comme une fille , mais c'est un homme

.

Il le dit dans une de ses chansons qui resteront musicalement comme les meilleures de ces années.

 

Jacques Dutronc, le désinvolte, Michel Delpech et sa Laurette dans le Loir et Cher, Gainsbourg le provocateur et le sympathique et grivois Pierre Perret.

 

 

 

Salvatoré Adamo, le gentil belge qui aime bien les hanches des filles, et une sublime chanson: une mèche de cheveux

 

 

Julien Clerc qui nous a gonfflé avec sa cavalerie,

Alain Barriere qui annonait maaaa a....vie, Michel Fugain et son gros bazard, (hooo)  Daniel Guichard et son vieux, Le Sardou fils de papa et de moman qui nous a invité à boire un coup, L'enrico Macias et son accent popopo.

 

A propos d'accent vous trouveriez, Pétula Clarck qui pataugeait dans la gadoue et plus tard, Jane Birkin et dans le même groupe Bave ou plutôt de son nom de scène Dave.

 

Sans accent lui, le mondain Sacha Distel qui a créer aussi une émission de variété le Sacha Show où il invitait les autres entre deux de ses chansons.

 

Peu de groupes à cette époque, la place était prise par les Anglais, nous nous avions les compagnons de la chansonnette et dans un autre genre les frères Jacques. Je me rappelle aussi "les matchucambos"

 

Ils se produisent quand à eux dans des petites salles parisiennes comme le Golf Drouot, le Bilboquet, le Bus paladium.

 

A la télé ils passaient chez Guy Lux ou prenaient des cours avec Mireille au petit conservatoire. Ou chez les copains cités plus haut comme Sacha, salvador, Guy Béart

 

 

Les chansons d'été :

Etonnamnent, faites pour une saison, elles ont eu la vie dure et propulsent leurs interprêtes au sommet.

 

Aline de Chritophe, qui le criait,

N'avoue jamais , jamais, jamais, de Guy Mardel,

Capri c'est fini d'Hervé Villar, et dire que c'était la ville de son premier amour...

La normandie de Stone et Charden, Franck Alamo et autres Monty.

Jo Dassin et l'été indien, on ira où tu voudras quand tu voudras.

 

 

Le kilimandjaro de Pascal Danel restera la plus célèbre des chansons d'été.avec ses neiges éternelles. Hé oui, il y avait de la neige sur le Kilimanjaro.

 

Dans l'temps.

 

Et aussi "il y a le ciel, le soleil et la mer" on ne peux pas plus vacances avec cette chanson de François Deguelt.

 

Claude François et son marteau, Serge Lama et son rire gras, Richard Anthony avec le sirop typhon, Johnny qui a ouvert les portes du pénitencier

 

Schmoll (Eddy Mitchel), le gentil Gérard Lenormand en proposent chaque année.

Gainsbourg s'y mettra plus tard avec See sex and sun.

 

 

Une offensive est menée par des petits nouveaux qui forment une sorte de relève des auteurs compositeurs.

 

En tête, Maxime le Forestier, un barbu sans son frère dans la maison bleue.

 

Yves Duteil, qui passe le petit pont de bois, le doux Georges Chelon et son chien Centpas, Nino Ferrer dans sa période sombre de Mirza qu'il avait paumée. On commence à entendre parler de Souchon, de Cabrel, d'un prénommé Renaud qui deviendront dans quelques années nos monstres à nous.

 

 

 

Chez les femmes:

 

Peu de femmes à cette période n'avaient droit aux honneurs des ondes et c'est tant mieux. (OHHHH)

 

Sheila, la bécasse à pub pour petits lu,

Dalida l'entonnoir, la femme qui ouvre sa bouche plus grande que son dentier

 

 

Nicoletta, le gueuloir à sons inaudibles,

Nicole Croisille la hurlante aux bas résilles,

Sylvie Vartan, qui avait tout sauf du talent,

autant de gueulardes dépourvues de neuronnes ou parties à leurs recherches dans une boite cranienne désespérément vide.

Bon j'aimais pas.

Si il y en avait une qui ne braillait pas trop, c'était Nana Mouskouri, mais elle ressemblait à ma prof d'anglais avec son air guindé et son balai dans l'dos.

 

 

France Gall et ses sucettes pornographique puis Mireilleux Mathieux, la voix de Piaf roucoulante, tiennent la tête.

 

 

Francesca solleville et Isabelle Aubret, suivies par Isabelle Mayereau et Anne Vanderlove seront plus discrètes sur les ondes

Ce sont surtout elles qui passent chez Denise Glaser, mais tout le monde s'en fout car l'émission qui suit est consacrée aux exraits de cinéma.

 

Pour les chansons plus rigolotes, il y avait Henri Salvador, Bourvil et Annie Cordy. C'est peut être là que l'on doit classer un groupe musical qui s'appelle "Les Problèmes".

 

Ce groupe deviendra plus tard, les Charlots. Ils m'ont fait beaucoup rire tant dans leurs films que dans leurs chansons.

J'étais jeune.

Leurs gags ont mal vieillis. Seul Rinaldi avait du talent. Je ne comprenais pas bien ce que fichaient là les autres.

 

Henri Salvador créera à son tour une émission "Salves d'or" où il invitera tout ce beau monde. C'etait pas mal du tout d'ailleurs

Emissions enregistrées, sans ce public bénet qui "applause" et ricane crétinement dès qu'un invité prononce deux mots.

 

 

 

J'en ai certainement oublié. Vous les retrouverez et complèterez cette longue traversée dans la chanson française.

(J'ai trouvé quelques informations et photos dans une revue et je m'en suis aidé pour rafraichir ma mémoire et séparer les chapîtres)

 

De tout ceux là mon trio préféré est: Brassens, Ferrat et Le Forestier

Vendront quelques temps plus tard, d'autres chanteurs (auteurs compositeurs)  préférés: Cabrel, Souchon et Renaud

 

Pour faire un clin d'oeil à la Bretagne je ne manquerais pas de citer Tri Yann que j'ai vu à plusieurs reprises sur scène, Alan Stivell, Dan ar Braz et la compagnie des Celtes,  An Triskell, Soldat Louis. Lors d'une fête de la musique avec mes potes musicos, nous avons joué que des morceaux breton pendant une heure. Un tabac, comme dans les ports.

Je suis plus qu'un fan de cette musique.

J'ai du être Breton dans une ancienne vie.

Ken avo tout le monde!

 

 

 

Publié dans ballade en famille

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Corinne 22/03/2012 22:00

Oh ! Quel article ! A chaque ligne un souvenir ! Alors en vrac (j'aurai dû prendre des notes ^^) Gilbert Lafaille ne me dit rien , par contre les autres .. Brel c'était mais parents, je n'aimais
pas et j'ai toujours du mal, Barbara un bonheur, Dutronc mon mari, les enfants et moi en sommes fans, nous sommes allés le voir sur scène à Lanester il y a 2 ans , magique ! Ben quoi Julien Clerc ?
Je l'aime moi !!!^^ Escoudéro habite à 50 km de chez moi à Pontivy, Anne Vanderlove à Vannes à 60 km et Greame Allwrith un peu plus loin à Rennes , ce dernier qui a plus de 80 ans se produit encore
sur scène. Gainsbourg, jonnhy, Nougaro, Sardou, je n'ai jamais pu.. Que de souvenirs Les Salved'or, Sacha show, Age tendre etc, c'était du bonheur, c'était en famille devant "le poste"...
La Bretagne je l'ai découverte à 20 ans lors d'un "transfert d'établissement" (je travaillais en foyer..) je suis tombée folle amoureuse de ce pays et à nos 45 ans nous avons sauté le pas, nous
sommes arrivés ici avec nos cinq enfant, chiens et chat... J'ai la chance d'habiter à côté de Lorient, le Festival Interceltique, c'est mes tripes...^^ Je connais Gilles Servat, un grand monsieur,
humain ... J'aime ce peuple, sa musique ..... J'arrête là, je pourrai continuer des heures ... Nous avons une très grande maison et en toute sincérité, notre porte est grande ouverte ... MERCI pour
ce super moment que je viens de passer.
A bientôt
Corinne

chervalin 23/03/2012 07:58



merci


et merci aussi pour l'invit'


Elle est réciproque


Cette année nous allons en corse  (i muvrini) Je souhaiterais bien avoir l'occasion de rencontrer Jean François Bernardini, ses textes sont sublimes et c'est un grand Monsieur. Mais la Corse
est garnde aussi grande que la Bretagne. 


l'an prochain nous retournerons je pense en Bretagne


la Bretagne c'est le pays de mes vacances enfantines Cote d'armor (Plouha, Bréhat) surtout, mais aussi le Finistère sud  (Bénodet) et le Morbilhan (Carnac) 


J'avais oublié Gilles Servat. Je connais et chante La blanche hermine par coeur.


Dans la liste de mon post, il y a peu de chanteurs que j'aprécie vraiment. J'ai une préférence pour les auteurs compositeurs. Cela vient de mon père qui m'a insufflé cette exigence.


Pourtant, j'arrive à dissocier le chanteur de la chanson. Je picore dans les différents répertoires ce que je trouve beau et agréable à écouter et aussi chanter.


Dans ma liste de chanteur préféré, on me dit que j'ai oublié Jean Jacques Goldman. Ce n'est pas tout à fait juste car le Goldmann des débuts (encore un matin) n'était pas le
Jean Jacques des années 90.