le sentiment comme un

Publié le par chervalin

"Le président de la République a simplement voulu dire des choses simples, il est à la fois le garant du bon fonctionnement des institutions et le porteur des sentiments des Français. Le meurtre de la jeune Laëtitia est atroce, et il y a eu des dysfonctionnements dans la chaîne pénale. Le principal suspect, Tony Meilhon, sort de prison, sa mesure de sursis avec mise à l'épreuve n'est pas mise en œuvre. C'est un dysfonctionnement. Il faut regarder pourquoi."

 

C'est notre ministre de la justice qui présente son analyse de la révolte des magistrats.

Ce que je repère c'est qu'il y a un malentendu au sujet d'un président porteur des sentiments des français et qu'il lui revient de le dire à nous les français. (au fait , ils n'ont pas été averti les autres pays européen qu'il y avait eu un meurtre ?)

 

Qu'en sait-il de mon sentiment ?

Et du sentiment de cet autre ? Et de cet autre ?.........

Il serait donc préscient.

Il cristalise la pensée d'une foule de gens au sein de son propre sentiment avant de leur demander quels sont leurs sentiments.

Ce que je conclus, certes rapidement, est que nos dirigeants ne nous accordent pas la possibilité d'avoir une pensée, un regard qui nous soit propre et un avis sur les évènements qui se déroulent sous nos yeux.

 

Nous avons elu des individus afin qu'ils prennent des décisions, des orientations, contruisent une politique sociale ou économique (on les partage ou pas) mais je n'ai aucunement désigné ou voté pour des personnes qui ait à porter mes sentiments.

Voilà c'est mon grain de sel à la fronde et la colère des magistrats dont je suis solidaire.

Leur réaction est juste et saine mais j'ai comme l'amère certitude qu'elle se retournera contre eux et les fonctions qu'ils exercent puis écornera l'appareil institutionnel qu'ils défendent.

 

chervalin

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isdael 17/02/2011 06:10


houlala , la politique il y a un moment que je ne m'en occupe plus, j'ai mes opinions ,je les expriment dans l'urne et je garde ma confiance à celui pour qui j'ai voté. Mais une chose est certaine
c'est que je n'envie pas , ceux ou celles qui font ce job; que nenni pas assez diplomate me disai mon papa; La critique est aisée, l'art est difficile , surtout maintenant avec les médias , qui
savent de mieux en mieux manipuler les infos!!!! Pour ce cas précis , bien sur que je suis révoltée ,que je pense aux parents, mais il faut savoir les vrais tenants et aboutissants , pour juger .La
colére est mauvaise conseillère .Il faut revoir les suivis psy des récidivistes , c'est le primordial!!!!!!! bonne journée et bon billet


Paul 13/02/2011 15:43


D'accord et pas d'accord...
J'essplique...
En déplacement dans la région de ce drame ignoble le président ne pouvait pas, ne pas s'exprimer sur le sujet (ceci en dehors de toute idéologie politique de droite ou de gauche).. Je suis désolé
mais quand il y a manquement à des devoirs basiques il doit y avoir sanction, et le mouvement des magistrats, qui devraient en principe savoir lire entre les lignes et faire la part des choses, me
araît disproportionné. Le Président "élu" (encore une fois peu importe qu'il soit de droite ou de gauche) doit parler au nom de tous les Français. Je suis à peu près certain qu'en l’occurrence il
parlait pour les parents de cette pauvre jeune femme qui ne demandait qu'à vivre, et montrer que l'Etat n'était pas étranger à leur souffrance légitime. Il a été maladroit dans ses propos, certes,
mais les magistrats (dont le Ministère est un des seuls à continuer d'avoir des augmentations de budget chaque année), n'ont à mon avis pas choisi la bonne solution pour pointer du doigt les
éventuelles carences qu'ils ont à subir. Je n'ose imaginer ce dont je serai capable, si un récidiviste pouvait faire du mal à un de mes petits enfants, simplement parce que quelqu'un, quelque part
n'avait pas fait son travail.
Bien cordialement, je reviendrai lire les autres articles de votre Blog que je trouve très intéresssant.
Paul


chervalin 16/02/2011 21:37



Merci pour cette pertinente intervention.


Vous avez toutefois lu comme moi, que lors de son intervention télévisée, le Président est revenu sur ce drame en modifiant sa déclaration. A savoir qu'il est passé de l'affirmation à la
supposition.