la vache à lait

Publié le par lesdesnoueurs.over-blog.com

Henri est âgé de 45 ans.

Ses parents sont agriculteurs et il vient au monde avec un petit handicap au bras. Cela est fâcheux pour le père car c’est le seul garçon.

Trois filles le précèdent et ce petit mâle était fort attendu pour la succession de la ferme. 
Le jeune Henri en gardera quelques complexes et devinera la déception du père.
Enfant il se découpera sur les photos afin que l’on ne le voit pas.

Être invisible, ne pas exister, ne pas être né en quelque sorte.

 


Et voilà que son père devient violent et alcoolique, habituellement gouailleur et fêtard, connu pour quelques excentricités, ce dernier laisse dorénavant exploser sa colère sur son épouse. La violence va devenir progressive et quotidienne et l’alcoolisme va la rendre insupportable.

 

Le climat de terreur est présent et le jeune Henri qui doit bien se dire que sa venue y est pour quelque chose. Plus âgé, Henri à tenté même de s’interposer entre son père et sa mère , un peu pour la protéger , un peu pour se faire punir d’avoir des bras inutiles pour la ferme.

 


Il a pris ce pli, de se rendre prévenant, assistant et attentionné aux difficultés d’autrui, pour se réparer. Sensible et actif, ce bon samaritain intervenait lorsqu’il était témoin d’un problème, d’une difficulté.

Ses sœurs et ses amis le surnommaient Abbé Pierre!
Très dévot, ce garçon préféra le catéchisme aux études. Il demeure tenaillé par la peur.
Henri grandi, s’adultise, s’engage ans une association d’aide et s’épanoui dans la compassion.

Sur le plan conjugal il trouvera une compagne avec qui il résidera pendant 15 années. Leur union se bâti sur  le même support associatif où conviction et altruisme cèlent leur attachement..

Mais la Foi s’étiole et avec les liens conjugaux. Ils n’ont pas d’enfants, ce qui désole madame, qui le quitte pour aller féconder ailleurs.
Le voilà célibataire dans une grande ferme retapée par ses soins, pendant une dizaine d’années.
La maison est située dans un cadre rural et il fait connaissance avec une famille voisine, de 4 enfants dont l’ aîné, Théodule, blondinet d’une dizaine d’années, s’ennui quelque peu dans cette campagne retirée.
Théodule est attiré par Henri qui lui demande un petit coup de main pour effectuer de la manutention. Henri sait l’écouter et est de bon conseil pour cet olibrius qui, en confiance lui confie ces petits déboires. Notamment les  conflits qui agitent l’ambiance familiale et le désintéressement de son père.

 


Heureusement qu’il y a Henri, qui lui est tout attentionné et généreux.

Le couple voisin  déménage, le père ayant trouvé un emploi de nuit dans une grande ville voisine..
Pourtant, l’enfant restera en lien avec Henri et sera invité par ce dernier à venir avec sa mère et ses sœurs, à venir passer la journée. C’est heureux pour cette dernière car désargentée, elle ne peux s’offrir d’escapade campagnarde.

 


La journée sera agréable et détendue, et sera suivie de bien d’autres, et parfois avec la présence du père. Henri s’investira financièrement dans leur situation matérielle, subvenant à divers achats et pratiques sportives de la fratrie.

 
Progressivement cette famille va s’installer et prendre ses aises. Les enfants passeront une première nuit chez Henri, d’abord en compagnie de leur mère, puis rapidement seul Théodule bénéficiera de ce privilège.

 


Aubaine pour Henri car c’est-ce moment qu’il attendait.

 
Ce moment sera en quelque sorte l’aboutissement d’un long processus séducteur où il eût à phagocyter cette famille avec  patience, fortes dépenses,  maîtrise de son exaspération à subir le comportement sans gène et envahissant de cette mère repoussante et de ses morveuses.

 


Le petit garçon est dans son lit.
 

Hélas pour Henri cette victoire a un prix, car la famille va profiter de l’affection qu’Henri entretient avec l’aîné, pour doucement investir le lieu.
Théodule se tait, sa mère et ses sœurs sont si heureuses, elles se sentent chez elles. Elles sont chez elles!
Lentement au fil des week-ends, des vacances et enfin une partie de la semaine située entre le mardi soir et le jeudi matin, la famille est là, parfois rejointe par le père lorsqu’il a un jour de congé.
Ils ont deux chambres à disposition, une pour les filles, une pour Madame et Monsieur, le garçon dormant dans la chambre d’Henri.
 

C’est à la bonne franquette, tout cela est bien normal, voyons.

 


« Il s’occupe si bien de notre aîné, il a fait des progrès à l’école avec lui, et puis cela nous sort un peu du quartier. »
Des tensions se crées, de part les sarcasmes du père qui, quelque peu éméché, se gausse devant lui, de ce qu’Henri n’ait point de femme, tout en laissant son envahissante famille vider son frigo. et surtout il vient lui demander de l’argent pour acheter une belle et grande voiture.

 

 « Vous comprenez, Monsieur Henry, tous ces voyages jusque chez vous, dans un tacot inconfortable, et qui risque de nous lâcher à tout moment c’est plus possible……et ce serait dommage pour notre garçon qui vous apprécie tant…. Hein, Monsieur Henry? »
 

Ce dernier s’exécute mais comprend en même temps, que le père a saisi la situation et du coup que ce n‘est plus lui le manipulateur, mais qu‘il est bel et bien le jouet de cette immonde famille.

Vite, il lui faut se débarrasser de ce fardeau, et tant pis pour Théodule.
D‘ailleurs, celui ci se montre distant avec lui et ne répond plus de façon aussi câline qu‘avant.
Ne vient-il pas de demander à partir l’an prochain en internat.
Ingrat va!
Henri élabore une nouvelle stratégie.
Tout d’abord trouver une femme.
Cela fera taire l’autre là!
Puis s’absenter et partir en voyage un moment pour respirer un peu, après avoir changé les serrures, afin qu’ils demeurent ailleurs, c’est-à-dire chez eux.
Ainsi fut fait.
Henri part dans une ile, proche de Madagascar, pendant une quinzaine de jours et revient dans son chez soi, non sans avoir la surprise de découvrir que la maison a été cambriolée et même saccagée.
C’est désolant.
Il ne lui est pas nécessaire de s’interroger bien longtemps pour comprendre qu’il s’agit là de représailles.
D’ailleurs, la famille arrive, à l’instant où quelque peu déconfit, il sort de sa maison.

 


« -Quelle désolation Monsieur Henri, mais c’est horrible ce qu’il nous arrive hein? Bon, bah, on va vous laisser, vous avez suffisamment de tracas. Ah vous avez le bonjour de Théodule »
Ce sont les serrures changées qui ont provoqué l’incident. La famille vient de comprendre que la vache à lait qui subvenait à leur surplus de confort souhaitait les éloigner.

 


Humiliation et inquiétude pour la situation financière en difficulté.
La réaction fut rude car marquée par un dépôt de plainte pour agression à caractère sexuel et une visite de la maison pour récupérer des preuves et autres objets de valeur au passage.
Théodule n’a pas tout dit.
Décidemment pense t-il , il sont forts, ils en gardent pour maintenir la pression.
Garde à vue pour Henri, négation des faits, présentation au juge d’instruction, enquêtes diligentées.

Et bien sûr, nouvelle demande financière de la famille. Là c’est pour acquérir un magnifique terrain à la campagne. « Vous comprenez , Monsieur Henri, c’est vous qui nous avez donner le virus d’avoir un lopin campagnard. Et excusez Théodule, on sait pas ce qu’il lui a pris d’aller raconter ces horreurs! On a déposé plainte par ce que les gendarmes nous ont obligés, sinon, c’est pas notre genre, Monsieur Henri avec tout ce que vous avez fait pour notre Théodule »

 

Nouveau départ d’Henri sur l’ile pour là aussi prendre de la distance. Il en reviendra une dizaine de jours plus tard avec un souvenir dans ses bagages. C’est un bagage qui voyage à ses cotés car il s’agit d’une femme malgache, enceinte de 6 mois  et qui est dorénavant son épouse aux yeux de la loi.
Et toc, ça c’est pour l’autre railleur alcoolo.
Et pour la justice aussi, qui a perçu qu’il était peut être un peu attiré par les petits garçons à vivre comme ça . Le voilà doté d’un statut d’homme marié et père quasiment.. C’est mieux pour l’image.
Pourvu que ce soit un garçon d’ailleurs!
Refus de l’achat du terrain et ……
Nouvelle plainte, pour viol celle là, suite à de nouvelles déclarations.
Re poursuites, incarcération d‘Henri, et placement de l’enfant.


Chervalin

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article