La smala à Lulu (suite)

Publié le par chervalin

roahhooooo, je les ai retrouvés

la smala à Lulu.

Du coup, je sais son prénom.

(J'vous l'dirais pas car j'suis colère de ne pas avoir deviné.)

 

Le surlendemain ils ont lâchement abandonné le Lulu à ses chouinneries et se défoulent à fond sur la piste de luge.

Non ? Si si.

D'abord il faut que je vous parle du cadre.  Un endroit assez vaste réservé à la luge avec en bas, des tapis ammortisseurs devant les filets d'arret. De part et d'autres de la piste, des tirefesses baby 

On s'amuse on rigole, on crie beaucoup, on chute, on s'inquiète là haut s'il n'y a pas de bobos, on se relève, on commente on fait tout bien pour passer de belles journées. C'est joyeux et vivant.

 

Il n'y a que la bande à Lulu qui s'arrive pas à faire comme les autres. 

Ils sont onze. J'ai compté. Sans Lulu certes, mais cela fait du peuple.

Ce qui les caractérise, c'est que tout le monde les regarde. Ils sont le centre d'attraction du haut de la piste (de luge)

Il faut également préciser qu'ils sont bien émèchés et parlent en riant et en s'esclaffant sans même se rendre compte qu'ils sont les clowns de  leur cirque familial. 

 

Chaque descente est un évènement.

Car ils font la course.

Ils partent à six luges de front (sauf mémé et une tata enceinte) et au signal descendent  tous en hurlant  sans trop aller bien loin d'ailleurs. Car le jeu c'est de dégommer les luges  et d'empêcher les autres d'arriver en bas.

C'est la politique du perdant perdant.

C-qu'on rigole!!!

C'est toujours le même qui arrive le premier. Un jeune boutonneux avec un bonnet à pompon qui compte ses victoires et attribut des points, dont tout le monde semble se ficher.

En fait le premier arrivé  en haut s'enfile une rasade de chépakoi, car je n'ai pas une bonne vue et je fais des efforts pour bien tenir mon blog.

 

Il a l'air d'être coriace le chépakoi. Car ils sont tous prêts à redescendre pas trop loin pour remonter plus vite et se taper un remontant.

Un remontant qu'ils descendent sec d'ailleurs.

 

Leur devise doit être:

Plus je descends moins loin, moins je remonte plus et plus je descend un remontant.

(plus ou moins)

 

Il y en a une qui est tellement morte de rire qu'elle se tourne toute seule dans la neige et manque de rouler dans la pente.

 Un autre s'amuse à s'affaler dans la poudreuse, la tête la première.

Un autre descend sur les fesses en tenant la luge bien haut sur ses bras.

A l'envers, à 4 accrochés etc...

De vrais gamins. mais la moyenne d'âge dépasse la trentaine.  

Ils réinventent le spectacle et tentent de s'épater à chaque arrivée.

Le but est d'originaliser chaque descente et de marquer un souvenir. 

Nous les spectateurs on leur offrirait bien un ourson à chacun  si le Lulu échoue à son examen. 

 

La neige cela attaque. 

J'aime assez le spectacle. Quand la semaine sera finie, je crois qu'ils laisseront un grand vide.

Je voudrais bien suivre leurs délires mais il faut que j'aille bosser.

Moi, je préfère la famille à Lulu que les descentes plus discrètes des autres vacanciers.

Avec eux au moins on rigole.

Pas tant qu'eux c'est sûr. 

Vive la smala à Lulu.

 

Au fait, il s'appelle Ludovic.

 

 

 

 

 

Publié dans histoires d'en rire

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chouette-chouette 08/03/2013 23:19

Je n'ai pas lu avant mais je vais le faire. C'est si bon de rire... Merci.

Labaronne 05/03/2013 22:16

c'est un joli prénom, dommage de le raccourcir, enfin le pauvre, il part bien équipé là, coté famille hic !