la cohorte des incapables

Publié le par chervalin

Elle se bat, Madame BARJOT, court les micros et caméras, radicalise sa position en lorgnant vers la famille bisounours idéalisée et tellement parfaite.

Son agitation contre le mariage homosexuel m'interroge sur ce que cela sous tend:

la famille traditionnelle et donc la création, l'éducation et l'affection des enfants qui ne peuvent être épanouis que et uniquement dans le cadre d'une prise en charge familiale d'un couple hétéro.

Je ne suis pas un fervent défenseur des couple homosexuels qui veulent créer, avoir, élever un ou des enfants, mais je leur fiche la paix car rien ne peux affirmer qu'ils ne feront pas moins bien que les autres.

Il arrive que les idéaux s'effondrent sous le poid de l'histoire ou sous le joug d'un pervers égocentré.

Il est là, devant moi, Bernardo,  assis de façon décontracté, sûr de lui et souriant. Il me flatte et me dit que mes paroles sont du miel, que je suis le premier à l'avoir compris et pris le temps de l'écouter. Je suis un être merveilleux et tellement professionnel et si agréable qu'il en parlera plus haut. Il me dit encore que tous les autres intervenants, professeurs, conseillère d'éducation, médecins, juges, enquêtrice, assistante sociale, psychologue, expert pédopsy désigné,  et éducateurs ne m'arrivent pas à la cheville et ne sont que des incapables. Il me dit encore que je suis le plus intéressant et que désormais il ne s'appuiera que sur moi et il ajoute.......

(Mais je m'égare du sujet.  Je reconnais qu'il me fait un bien fou ce paragraphe. Je me le lis en boucle sur Brassens.

Du coup, je vais mieux.) 

Reprenons, Bernardo, ce vil flatteur, qui disait tant de jolies choses sur moi (au combien il a raison!) tente très maladroitement de me conquérir à sa cause, à savoir que tout ce qui se passe de catastrophique pour son fils José et  sa fille Mina ont eu lieu sous le toit de la mère et que chez lui tout va bien.

Sa ficelle est suffisamment grosse que vous l'avez déjà deviné. Il possède l'art de manipuler ses enfants et il sait ourdir des intrigues et autres tensions que ses enfants ne peuvent déceler ou déjouer. Le truc qu'il déploie est le chantage affectif. Bernardo fait chaque week-end, le choix de ne prendre qu'un de ses deux enfants et s'évertue à les gâter, les valoriser et satisfaire tour à tour. Certes, ils en profitent un max, mais ce que Bernardo insuffle c'est le principe de division et de haine entre ses deux  enfants.  Écoutez voir Bernardo:

- Tu sais ma chérie, le problème c'est ton frère.  C'est un garçon odieux et froid, Il est égoïste, fourbe, tricheur et hypocrite. C'est pas comme toi. Tu me ressembles, tu es comme moi, pas comme l'autre là, qui tient plus de sa mère. C'est pour ça qu'on s'entend bien, tu es ma réussite et je suis fier de ce que tu es. Quand à l'autre, j'attends qu'il se montre plus reconnaissant avec tout les cadeaux et tout ce que je fais pour lui. Je me sacrifie, ma chérie pour lui apporter tout le bonheur possible.....

Et tout à l'avenant, et ce grossièrement résumé car étalé sur plusieurs mois.

Et hop, la semaine suivante, car Bernardo prend chaque week-end, un enfant différent, c'est au tour de José de recevoir ce discours ô combien chaleureux et pacificateur.

Évidemment, les bras chargés de cadeaux ou de sucreries symboliques, lorsque chaque enfant est de retour sous le toit maternel, les regards qu'ils s'échangent ont un rien de défiance et de suspicion.

Cela dure comme cela deux ou trois jours selon la profondeur des attaques du père dans l'unité relationnelle des enfants et puis la vie familiale quotidienne suit son cours. A savoir, que ces deux enfants s'aiment et se parlent tout en construisant un immense désespoir de savoir que son frère ou sa soeur cache si bien son jeu.

Cela ne peut pas résister indéfiniment et tour à tour, José et Mina, vont mal. L'une en décrochant scolairement et l'autre en devenant anorexique.

C'est ce que dit Bernardo.

-C'est sous son toit que les problèmes se passent. Pas avec moi. Elle ne sait pas s'occuper de la scolarité, c'est une catastrophe et elle ne sait pas faire la cuisine car José ne pèse plus que 28 kilos. Elle ne le nourrit pas. Je crois qu'elle n'aime pas ses enfants.

Quelques jour plus tard, je reçois la maman. Elle s'appelle Capucine.

Capucine me raconte son désarroi et les déqualifications incessantes que son ex ne cesse de diffuser à son entourage et aussi vers l'école ou vers les différents lieux où sont pris en charge les enfants.

Vous vous rappelez, ce sont tout les incapables de Bernardo qui ne m'arrivent pas à la cheville. 

(Tiens je vais refaire un tour sur le paragraphe en haut, car je ne me rappelle plus bien ce qu'avait dit Bernardo. Attendez moi là..................................................................ah ça fait du bien)

Capucine m'informe qu'elle a enfin repéré le statagène de division des enfants de Bernardo car ceux-ci lui ont parlé. Elle a conscience de cette manipulation mais ne sait comment l'arrêter car les enfants veulent continuer à entretenir des relations avec leur père et ne veulent pas changer l'actuelle organisation du droit de visite et d'hébergement. Il n'empêche que c'est à elle de se coltiner toute l'organisation des rendez vous pour ses enfants qui ne vont pas très bien et de porter la responsabilité d'un garçon anorexique qui est actuellement hospitalisé et donc, décroche aussi des apprentissages.

Si elle a deviné la manipulation, le médecin, l'expert pédopsychiatre, le psychologue, le CPE et autres intervenants, l'ont décryptée aussi.

(Bon ça fait rien, je vais quand même aller relire le paragraphe du haut)

Et tout le monde attend la décision du juge pour modifier l'organisation de ce droit de visite et d'hébergement voir limiter l'autorité parentale de Bernardo.

Je me doute que je vais rejoindre la cohorte des incapables car je vais proposer l'arrêt de l'actuelle organisation au juge. 

Et puis voilà enfin c'est fait, Bernardo ne pourra plus recevoir ses enfants mais il ne les verra qu'en visite médiatisée, tous les deux et sous contrôle.

Il pourra continuer à leur faire des cadeaux et à les flatter si bon lui semble et à crier dans la rue qu'il n'y est pour rien si ses enfants vont mal. Que c'est leur mère et puis surtout tout ceux qui ......

.....la cohorte des incapables, dont je fais immanquablement partie.

A qui le tour?

Alors tu vois, Madame BARJOT- Basile de KOCH, la famille traditionnelle, parfois..................

(Allez hop, je vais refaire un tour là haut, il y a longtemps que je n'ai pas écouté un petit coup de musique djazzy sur un morceau de Brassens. Et puis j'en profiterais pour relire un des paragraphes...)


 

 

 

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Coline Dé 01/10/2013 20:39

Heu... c'est pas "incernée", bien sûr !
InCArnée

Coline Dé 01/10/2013 20:37

Ah oui l'égo est un petit animal qui réclame beaucoup beaucoup de caresses, t'as tout à fait raison de le cajoler, toi au moins t'es pas comme ces crétins qui croient qu'il vaut mieux le tenir en laisse bien courte et le mener durement, t'es un homme sensible . Toi. Au moins.

Les fanatiques de la Normalité me terrorisent ! La normalité n'est pas destinée à être incernée, puis que c'est une "norme", c'est à dire la partie médiane d'une courbe de Gauss. Drôle de bobine pour un humain !

J'aime bien ton humour, Chervalin. Et ta façon de voir les choses.

chervalin 02/10/2013 20:02

merci
j'aime bien les néologismes et en fin de compte incernée pourrait se comprendre par cerner de l'intérieur. Tu n'as plus qu'à faire breveté

cafardages 27/04/2013 10:56

terrible ! Cet homme a besoin de soins non ?
Toujours aussi bien écrits en tout cas ces drames humains. Bonne journée à toi

chervalin 27/04/2013 18:37



Je ne pense pas qu'un soin soit adapté. Il n'est pas malade, il est égocentré.


Il est narcissique.  Les autres n'existent que pour être utilisés! Et le monde tourne autour de lui. Alors parfois, il happe un objet/sujet et s'en sert  non pour offrir mais pour
alimenter son égo démesuré.  


En gros, plus on l'aidera, plus il exploitera l'aide et en sera insatisfait. L'aidant(e) rejoindra ainsi la cohorte des incapables.



les cafards 23/04/2013 16:20

confirmé par les 2 mômes qu'on a retrouvé dans un sous-sol : famille hétéro me semble t-il et si ça se trouve, ils ont défilé !

Corinne 21/04/2013 17:30

Ô combien j'adhère à ce billet !

chervalin 23/04/2013 11:57



moi non plus.


Bonne journée Corinne et je souhaite que dans vos contrées vous n'êtes pas comme moi, à devoir encore attendre la fonte des dernières neiges.