garde à vous...

Publié le par lesdesnoueurs.over-blog.com

Il est trop souvent présenté la résidence alternée (et non pas la garde) comme un modèle théorique, un cadre conformiste au delà duquel il n'y a de place pour l'invntivité et la créativité des parents.
Se dessine une forme de rationalisation tendant à rassurer ou cadrer les parents en proie au doute ou à la culpabilité.
Mais ne trouvez vous pas que c'est bien de douter, de ne pas savoir ce qui vient de soi ou de l'autre dans cette déchirure conjugale.
Car c'est bien de ça qu'il s'agit, de lien conjugal souffrant, de sentiment d'échec ou d'humiliation.
Dresser une solution idéalisée dans un soucis d'équitabilité de temps de présence au près de son enfant procède d'une visée simplificatrice qui annonce un niveau de compétence et un soucis d'investissement égal de la part de chaque parent vers son enfant.
Ah bon ?
 Il est bien connu que chaque parent investit de façon identique et homogène la prise en charge scolaire, matérielle, hygiènique, éducative, sportive, culturelle, les loisirs, le sexualité, les amitiés, les colères, les conflits, les sanctions et leurs applications de son enfant,
Qu'en pensez vous ?
 
Il ne s'agit pas uniquement de choix ou de partage égal du temps de présence d'un enfant.
Il n'est pas présent pour satisfaire une quelquonque équitabilité sur l'autel d'une égalité de traitement dans le partage des biens.
Je pense qu'il ne faut pas opposer résidence partagée avec le droit de visite dit classique, mais mettre davantage en lumière ce que propose la plupart des ordonnances JAF, c'est à dire "sauf meilleur accord des parties" et développer plus de moyens d'informations et de soutiens aux parents séparés pour les aider à prendre les meilleures décisions.
La médiation trouve ici une place importante mais d'autres interventions sont à inventer.

 


Enfin, rappelons que l'enfant en résidence alternée, alterne justement. Immagineriez vous que ce soient les parents qui alternent chaque semaine de résidence, sans une ombre d'agacement ?
J'ai connu, une situation où les enfants résidaient au même endroit et les parents se déplaçaient chaque semaine chez eux ! Invités en quelques sortes, pas vraiment en position d'exiger ou de contrôler une situation qui leur échappait.
Il n'y avait pas plus de problèmes ni plus de désengagements.
Ce n'était pas idéal mais les enfants (adolescents) se portaient assez bien et étaient plutôt épanouis.
 
Chervalin

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